Travailler en plein soleil en Martinique : bien choisir vos vêtements de travail et vos EPI
Sur un chantier de Fort-de-France, dans une bananeraie du nord de l’île ou lors d’une tournée d’entretien des espaces verts, la chaleur et l’humidité se ressentent toute l’année, sans saison fraîche pour souffler. Le premier réflexe consiste à alléger la tenue : manches courtes, chaussures de ville, casque laissé dans la camionnette.
Les équipements de protection restent pourtant obligatoires dès que le risque l’exige, et le Code du travail s’applique en Martinique comme dans l’Hexagone. Vous pouvez donc jouer sur le choix des équipements, en retenant des modèles que vous supporterez de garder sur vous huit heures sous le soleil.
Des vêtements clairs, qui laissent passer la sueur
Le corps ne se rafraîchit que si la sueur s’évapore. Avec un tissu épais ou peu respirant, elle reste contre la peau, et l’humidité de l’air ralentit déjà cette évaporation. Privilégiez les tissus légers et respirants, les empiècements aérés sur le dos et sous les bras, et les couleurs claires, qui absorbent moins le rayonnement du soleil que les couleurs foncées.
Porter des manches longues peut sembler aller à contre-courant. C’est pourtant une façon efficace de protéger votre peau du soleil, des projections et des herbes coupantes lors du débroussaillage.
Gardez aussi un vêtement de pluie léger à portée de main. Les averses tropicales arrivent vite, et sous l’humidité ambiante un vêtement trempé met longtemps à sécher sur le dos de celui qui le porte.
Chaussures, casque et gants sont les premiers retirés
Quand la température monte, ce sont eux que vous enlevez en premier, alors que ce sont souvent les plus utiles. Le marquage EN ISO 20345 garantit un embout de protection ; S1P y ajoute une semelle anti-perforation, S3 une tige résistante à l’eau. Sur un sol sec, un modèle S1P aéré se supporte mieux qu’une chaussure étanche dans laquelle le pied transpire. Sur un terrain boueux, après une averse tropicale, mieux vaut en revanche une chaussure étanche.
Sous le soleil, le casque se porte lui aussi. Choisissez une coque munie d’aérations et ajoutez un couvre-nuque à l’arrière : la tête chauffe moins, et la nuque, très exposée sur un chantier, reste à l’ombre. Sur les postes où des éclats peuvent jaillir, en débroussaillage ou en découpe, portez des lunettes de protection teintées, contre les éclats comme contre l’éblouissement de la mi-journée.
Pour les gants, le dilemme se pose de la même façon : avec un gant épais, la main transpire et l’on finit par l’ôter au premier geste précis. Avec un gant à dos aéré et paume enduite, la main reste protégée là où elle travaille, sans que la chaleur s’accumule.
Vérifier la taille et la norme avant de commander
Si vous êtes artisan, chef d’équipe ou responsable d’exploitation, vous choisissez souvent à distance, sur catalogue, et la question de la chaleur figure rarement sur votre bon de commande. On y indique la taille et la référence, rarement l’usage prévu.
Les fabricants fournissent pourtant de quoi préparer ce choix. Guide des tailles, guide de choix et documentation des gammes sont par exemple consultables sur le site Delta Plus : vous pouvez ainsi vérifier la norme et la taille de chaque vêtement avant de commander pour toute l’équipe.
Faites ensuite essayer les tailles. Avec un vêtement trop serré, l’air circule mal ; s’il est trop ample, il risque de s’accrocher aux machines. Tester un modèle une journée entière sur un poste exposé complète utilement la fiche du produit. Demandez l’avis de ceux qui l’ont porté : ils sauront dire si la taille et la coupe conviennent à leur poste.
Quelles mesures accompagnent la tenue ?
L’INRS place la limitation de l’exposition au premier rang des mesures contre la chaleur : fournir une eau fraîche et potable, inciter les salariés à boire souvent, augmenter la fréquence des pauses de récupération. L’institut recommande aussi des vêtements de travail de couleur claire, qui permettent l’évaporation de la sueur, et un couvre-chef pour le travail prolongé au soleil. Prévoyez enfin, comme le conseille l’institut, une procédure d’urgence connue de toute l’équipe en cas de malaise lié à la chaleur.
Sur un chantier martiniquais, réservez si possible les tâches les plus physiques au début de matinée et gardez pour l’après-midi les travaux à l’ombre ou en intérieur. Sous ce climat, le bon équipement reste celui que votre équipe garde sur elle jusqu’à la fin de la journée, parce qu’il protège sans enfermer la chaleur.
. Vous pouvez donc jouer sur le choix des équipements, en retenant des modèles que vous supporterez de garder sur vous huit heures sous le soleil.
Des vêtements clairs, qui laissent passer la sueur
Le corps ne se rafraîchit que si la sueur s’évapore. Avec un tissu épais ou peu respirant, elle reste contre la peau, et l’humidité de l’air ralentit déjà cette évaporation. Privilégiez les tissus légers et respirants, les empiècements aérés sur le dos et sous les bras, et les couleurs claires, qui absorbent moins le rayonnement du soleil que les couleurs foncées.
Porter des manches longues peut sembler aller à contre-courant. C’est pourtant la meilleure façon de protéger votre peau du soleil, des projections et des herbes coupantes lors du débroussaillage.
Gardez aussi un vêtement de pluie léger à portée de main. Les averses tropicales arrivent vite, et sous l’humidité ambiante un vêtement trempé met longtemps à sécher sur le dos de celui qui le porte.
Chaussures, casque et gants : les premiers équipements que l’on retire
Quand la température monte, ce sont eux que vous enlevez en premier, alors que ce sont souvent les plus utiles. Les chaussures de sécurité relèvent de la norme EN ISO 20345, qui impose un embout de protection, et les marquages comme S1P ou S3 signalent des protections complémentaires, dont la semelle anti-perforation ou la résistance à l’eau. Sur un sol sec, un modèle S1P aéré se supporte mieux qu’une chaussure étanche dans laquelle le pied transpire. Sur un terrain boueux, après une averse tropicale, mieux vaut en revanche une chaussure étanche.
Sous le soleil, le casque se porte lui aussi. Choisissez une coque munie d’aérations et ajoutez un couvre-nuque à l’arrière : la tête chauffe moins, et la nuque, très exposée sur un chantier, reste à l’ombre. Sur les postes où des éclats peuvent jaillir, en débroussaillage ou en découpe, portez des lunettes de protection teintées, contre les éclats comme contre l’éblouissement de la mi-journée.
Pour les gants, le dilemme se pose de la même façon : avec un gant épais, la main transpire et l’on finit par l’ôter au premier geste précis. Avec un gant à dos aéré et paume enduite, la main reste protégée là où elle travaille, sans que la chaleur s’accumule.
Vérifier la taille et la norme avant de commander
Si vous êtes artisan, chef d’équipe ou responsable d’exploitation, vous choisissez souvent à distance, sur catalogue, et la question de la chaleur figure rarement sur votre bon de commande. On y indique la taille et la référence, rarement l’usage prévu.
Les fabricants fournissent pourtant de quoi préparer ce choix. Guide des tailles, guide de choix et documentation des gammes sont par exemple consultables sur le site Delta Plus : vous pouvez ainsi vérifier la norme et la taille de chaque vêtement avant de commander pour toute l’équipe.
Faites ensuite essayer les tailles. Avec un vêtement trop serré, l’air circule mal ; s’il est trop ample, il risque de s’accrocher aux machines. Tester un modèle une journée entière sur un poste exposé renseigne davantage qu’une description de catalogue. Demandez l’avis de ceux qui l’ont porté : ils sauront dire où le tissu colle à la peau et où la chaleur s’accumule.
Eau, pauses et horaires : ce que la tenue ne remplace pas
L’INRS place la limitation de l’exposition au premier rang des mesures contre la chaleur : fournir une eau fraîche et potable, inciter les salariés à boire souvent, augmenter la fréquence des pauses de récupération. L’institut recommande aussi des vêtements de travail de couleur claire, qui permettent l’évaporation de la sueur, et un couvre-chef pour le travail prolongé au soleil. Prévoyez enfin, comme le conseille l’institut, une procédure d’urgence connue de toute l’équipe en cas de malaise lié à la chaleur.
Sur un chantier martiniquais, réservez si possible les tâches les plus physiques au début de matinée et gardez pour l’après-midi les travaux à l’ombre ou en intérieur. Sous ce climat, le bon équipement reste celui que votre équipe garde sur elle jusqu’à la fin de la journée, parce qu’il protège sans enfermer la chaleur.